Parution-L'homme qui n'existait pas de Habib Ayoub

Parution-L’homme qui n’existait pas de Habib Ayoub

La voix des sans-grade est encore faible

Amertume. Le mot n'est pas suffisant pour qualifier le dernier recueil de Habib Ayoub, “L'homme qui n'existait pas”, qui vient de paraître aux éditions Barzakh. L'auteur a abandonné son habitude sarcastique pour adopter un autre ton moins joyeux, coléreux. La subversion est toujours là, autant que la sensibilité. Mais le verbe est féroce. Pas de recul, presque un pamphlet. Habib Ayoub a, cette fois-ci, donné la voix, même faible, aux sans-grade, à ces êtres ordinaires qui passent dans la rue sans être remarqués. Ces êtres qui vivent loin des lumières mais qui sont rattrapés par les vicissitudes de la vie. Dans Gare de l'Agha, deuxième nouvelle d'un recueil qui en compte sept, Boualem, chef comptable dans une entreprise étatique de cinéma, vient toujours avant l'heure. Sa ponctualité est calquée sur celle, instable, des trains d'Alger. Mais Boualem, sérieux dans son travail, a oublié presque de vivre, jusqu'au jour où il rencontre une fille à la gare d'Alger. Il pense que sa vie a changé. Ce n'est qu'illusion. Commissaire aux comptes, L'Homme qui n'existait pas paye les frais d'avoir voulu être honnête, respecter la loi et faire une enquête sur la mafia. Mais dans ce pays, qui s'appelle accessoirement « Barbarie septentrionale », on ne « dérange » pas la mafia. « Les indics et les délateurs » ne peuvent rien faire. Ils sont là pour autre chose. « Dénoncer, remercier en empochant les deniers de Judas, toujours... petit indic, petit délateur, puis honorable correspondant, un métier. Et pour le pouvoir, un peuple entier transformé en troupeau de moutons à égorger, est toujours bon à fournir des renseignements... », écrit Habib Ayoub.
Il parle avec un homme qui a cessé d'exister. Plus de papiers, plus d'adresse. Pour avoir voulu s'attaquer à la corruption, devenue sport national ces dernières années, il été effacé, erased comme dirait un cinéaste ! « Bien fait pour notre gueule : nous avons toléré des vampires pour nous gouverner un demi-siècle durant. Se sentir tout à coup vieux et las, après avoir assisté à toutes les faillites, à toutes les félonies transformées par des tours de passe-passe en morceaux de bravoure », écrit-il encore dans Saison de pluies. Le ton n'est pas loin du pamphlet. Mais faut-il en avoir peur ? Samedi, à l'espace Noun, Habib Ayoub a dit que sa génération fut celle qui a le plus été laminée après l'indépendance du pays. « A cette époque, nous avions une certaine adoration pour les combattants de la liberté. On les prenait pour des demi-dieux. De déception en déception, on s'est rendu qu'ils étaient de simples hommes », a-t-il dit, plaidant pour un effort continu aux fins de « changer » le monde. « La littérature est une manière de changer les choses. La littérature est un monde à part.
Tout est possible. Certaines échappées ubuesques rejoignent parfois la réalité », a-t-il ajouté, citant Gabriel Garcia Marquez. La réalité, selon lui, dépasse parfois tout ce qu'un écrivain peut imaginer. D'après Selma Hellal, responsable des éditions Barzakh, qui a animé le débat, Habib Ayoub a repris, sous une autre forme, les personnages de son roman Vie et mort d'un citoyen ordinaire (paru en 2005). « Des gens qu'on croise dans la rue, des gens ternes », a-t-elle dit. « Des loosers », a répliqué l'écrivain. Ces perdants qui sont tristes de l'être mais sans plus ! « Même accablées par la vie, ces personnes continuent de rêver. Comme Boualem et son rêve d'amour à la gare de l'Agha », a indiqué Selma Hellal. « Il suffit que simplement que l'occasion se présente et ces gens-là se remettent à vivre. L'amour a transfiguré Boualem », a noté Habib Ayoub comme pour souligner que l'espoir fait vivre. « Il a fallu à Boualem de ne pas descendre à la gare d'Agha et de le faire à la gare d'Alger pour que sa vie prenne des couleurs... » « Nous sommes le peuple des extrêmes. En général, les Algériens ne sont pas très nuancés. C'est ou noir ou blanc. Ou avec eux ou contre eux. Pas de demi-mesure », a observé le nouvelliste.
Selma Hellal a salué la capacité remarquable de Habib Ayoub à rester dans l'univers littéraire sans tomber dans la diatribe politique ou dans l'écrit simple de dénonciation. Chawki Amari, chroniqueur et nouvelliste, s'est demandé si les éditeurs algériens sont prêts à publier le pamphlet politique. Depuis Le Fis de la haine de Rachid Boudjedra (interdit par la justice) ou De la barbarie en général et de l'intégrisme en particulier de Rachid Mimouni, aucun pamphlet politique n'a été publié en Algérie. Habib Ayoub, qui vit à Dellys, nous a confié qu'il préparait un nouveau roman. « J'écris à temps perdu. Il y a des fonds de tiroirs que je tire de temps à autre. Le roman demande plus de souffle et plus de travail. Mon métier de base est le cinéma. Aussi aurais-je voulu convertir un texte que j'écris actuellement en film. Il s'agit de revenir sur la bataille de Poitiers. A-t-elle eu lieu ou pas ? Elle représente beaucoup de choses pour l'Occident. Du côté arabe, on n'a pas écris grand chose sur ce fait d'histoire », a expliqué l'écrivain, qui prépare un autre texte sur Octobre. « Les grands événements en Algérie ont toujours eu lieu l'automne », a-t-il appuyé. Selon lui, les romans sur les grands moments de la guerre de Libération nationale n'ont pas encore été écrits. Journaliste et écrivain, Habib Ayoub a publié plusieurs ouvrages aux éditions Barzakh à commencer par Le gardien, un récit édité en 2001. En 2007, il a publié un autre récit, Le Désert et après. Il a obtenu le prix Mohamed Dib pour son recueil de nouvelles C'était la guerre, paru en 2002.


Par Fayçal Métaoui
El Watan du 19 octobre 2009
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# Posté le mardi 20 octobre 2009 04:55

L'Algérie va travailler avec l'Africom

L'Algérie va travailler avec l'Africom
Vicki Huddleston, Sous-secrétaire adjoint américaine à la défense pour l'Afrique
« Améliorer les capacités militaires pour contrer le terrorisme »

L'Algérie a accepté de travailler avec le Commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom). L'annonce a été faite hier par Vicki Huddleston, sous-secrétaire adjoint à la Défense pour l'Afrique, lors d'une rencontre avec la presse au siège de l'ambassade des Etats-Unis à Alger. Il s'agit, selon elle, d'activités communes. « Car il ne s'agit pas d'adhérer à l'Africom. Il s'agit surtout de demandes formulées par certains pays pour pouvoir effectuer des activités au sein de ce commandement », a-t-elle indiqué. Le récent accostage du navire USS Harley à Alger entre dans le cadre de cette coopération. Il en est de même pour les exercices communs organisés par la US Navy et la Marine algérienne et pour un symposium organisé dans le Connecticut auquel des officiers algériens ont assisté. « Nous favorisons ce genre d'échanges à des fins de formation et d'expérience pour aboutir à nos objectifs communs. J'ai évoqué avec les responsables algériens la manière dont nous pouvons poursuivre la coopération. Nous avons abordé le sujet relatif à l'Africom. J'ai exprimé également notre inquiétude quant à la propagation du fléau du terrorisme au Maghreb et en Afrique de l'Ouest », a précisé Mme Huddleston. Les Etats-Unis apprécient, selon elle, le rôle que l'Algérie joue dans la région. « C'est un rôle que nous avons toujours encouragé car utile pour faire face au phénomène du terrorisme dans la région du Maghreb et au nord du Mali. Nous souhaitons voir davantage de volonté politique de la part des gouvernements des pays de l'Afrique subsaharienne pour affronter ce fléau. Nous louons les efforts récemment menés par les gouvernements de la région, dont la réunion de Bamako », a-t-elle poursuivi.

A Bamako, plusieurs responsables des pays du Sahel et du Sahara se sont réunis pour coordonner leurs efforts de lutte contre le terrorisme. « En matière de lutte antiterroriste, nous travaillons avec l'Algérie, avec les pays du Maghreb, avec l'Union européenne et avec l'Union africaine pour pouvoir combattre les bases des terroristes établies au nord du Mali », a-t-elle précisé. D'après la responsable du Pentagone, il n'existe pas de recrutement massif des groupes armés en Afrique subsaharienne. Selon elle, le GSPC, qui opère depuis 2003, compte peu d'éléments parmi leurs rangs. « C'est une organisation qui manque d'effectifs. Je ne pense pas que les Touareg soient intéressés par les groupes salafistes. Ils sont musulmans sunnites qui ne partagent pas les croyances des groupes extrémistes. J'ai visité cette région et on m'a dit qu'ils croient plus aux saints de Tombouctou qu'à ces groupes », a souligné Vicki Huddleston. Le phénomène de kidnapping de touristes étrangers et des rançons a amené Washington à réviser certaines positions sur l'action supposée subversive des groupes armés. On évoque de plus en plus le banditisme et le crime organisé. L'Africom, qui est opérationnel depuis octobre 2008 et est basé à Stuttgart, en Allemagne, entend travailler, selon la responsable américaine, avec les différents pays africains pour améliorer leurs capacités militaires, pour lutter contre les activités illégales comme le trafic de drogue, la traite des personnes, le trafic d'armes et le terrorisme. « Ces activités déstabilisent les Etats africains. Nous voulons que le continent africain travaille ensemble et décide ce qu'il veut. Nous sommes inquiets des tragédies humanitaires au Soudan, au Congo et au Liberia. Nous essayons de faire ce que nous pouvons et appuyer les forces de maintien de la paix. Nous pouvons apporter notre assistance à ces forces travers la logistique et le renseignement », a-t-elle soutenu. A Alger, Vicki Huddleston a discuté avec les responsables algériens de la situation politique dans certains pays, comme la Guinée. Il est établi que la diplomatie algérienne suit de près l'évolution des événements politiques et économiques en Afrique de l'Ouest. « Nous avons exprimé notre désir de pouvoir continuer notre coopération et avons abordé la manière dont nous pouvons aider les pays africains à connaître la stabilité », a souligné Mme Huddleston, qui a rappelé les propos tenus par le président Barack Obama à Accra, au Ghana : « L'Afrique aux Africains. »
L'Africom, qui est dirigé par le général William Ward, restera pour l'instant en Allemagne. Un groupe de travail dépendant de ce commandement a été installé à Djibouti. Selon la responsable du Pentagone, plusieurs pays collaborent avec ce groupe de travail, comme le Japon, l'Australie, l'Italie et le Royaume-Uni. « Nous recevons des visites de responsables intéressés par la question de la stabilité dans la région et par la lutte contre la piraterie. Nous travaillons avec l'OTAN, l'Union européenne et la Chine sur des questions de sécurité. L'Africom et les organisations régionales peuvent jouer un grand rôle. Nous voulons appuyer ces organisations, dont l'Union africaine », a-t-elle noté. Ancien ambassadeur des Etats-Unis au Mali et au Madagascar, Vicki Huddleston s'est longuement occupée des affaires cubaines au département d'Etat. Elle a animé des conférences pour le centre Rockefeller de Harvard et fait des commentaires politiques pour les grands networks américains, tels que ABC, NBC et NPR.


Par Fayçal Métaoui
El Watan du 20 octobre 2009
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# Posté le mardi 20 octobre 2009 04:36

Daryl Cagle et Jan Eliot. Caricaturiste et bédéistes americains à Alger

Daryl Cagle et Jan Eliot. Caricaturiste et bédéistes americains à Alger
« Obama est moins amusant que Bush »

Daryl Cagle et Jan Eliot sont les invités du 2e Festival international de la bande dessinée d'Alger (FIBDA).
Obama est nu. Une grosse médaille portant l'effigie de George W. Bush couvre ses parties intimes. Aucune légende, pas de bulle. Daryl Cagle, l'un des plus célèbres caricaturistes et éditorialistes politiques américains, a voulu protester à sa manière contre la décision de l'Institut norvégien d'accorder le prix Nobel de la paix à l'actuel locataire de la Maison-Blanche. « Mais, Obama n'a rien fait pour mériter ce prix », a soutenu cet ex-collaborateur de Muppet Magazine et de Forbes, lors d'une rencontre avec des journalistes au siège de l'ambassade des Etats-unis à Alger. Daryl Cagle rejoint ceux qui ont critiqué l'attribution de ce prix à un homme qui vient à peine de prendre ses fonctions. Depuis Willy Brant, chancelier allemand, en 1971, on avait cru, naïvement, que le Nobel de la paix ne récompenserait plus les intentions d'une personnalité mais ses faits ! Daryl Cagle et Jan Eliot, bédeistes reconnus, sont à Alger à l'invitation des organisateurs du Festival international de la bande dessinée d'Alger (FIBDA) qui s'est ouvert, hier, à l'esplanade Riadh El Feth. Daryl Cagle collabore avec msnbc.com, l'un des plus grands sites aux Etats-Unis de la chaîne câblée MSNBC. Il dirige une compagnie, Cagle Cartoons, INC, basée en Californie, qui fournit des dessins à 900 journaux et périodiques. Les professionnels américains appellent ce genre de compagnie « Syndicate ». « A Alger, j'aurai l'opportunité de rencontrer beaucoup de dessinateurs. Je serais heureux qu'ils collaborent avec nous », a-t-il noté. A travers Editors Press Service, Daryl Cagle offre des caricatures à des publications du monde entier. Mais les « syndicates », qui vendent les BD et les caricatures, ne sont-ils pas un frein à la libre expression ? « Pour moi, pas de censure. Il y a des dessinateurs qui préfèrent être indépendants. Ils peuvent publier leurs produits sans passer par une compagnie », a rassuré Jan Eliot qui active avec la Universal Press Syndicate. Daryl Cagle est fier de dire qu'à MSNBC, personne ne contrôle ses dessins. « La censure se fait par le marché. On ne propose pas de dessins qui n'intéressent pas les journaux. Les caricaturistes répondent à une demande du marché. La compétition est quotidienne. Dans ma compagnie, j'offre des dessins qui s'adressent à toutes les opinions, aux USA et à l'étranger », a-t-il précisé. Selon lui, les journaux, conservateurs ou libéraux, recrutent les caricaturistes selon leur opinion. A titre d'exemple, Daryl Cagle, qui se dit libéral, plus à gauche qu'à droite, ne pourra jamais collaborer avec le New York Post ou le site de Foxnews parce qu'il ne partage pas leurs points de vue. « Quel que soit le degré de l'outrage contenu dans un dessin, il y aura toujours un journal qui acceptera de le publier. Mais, si les dessins sont trop subversifs, personne n'en voudra. Cela ne sert à rien de faire des dessins qui ne seront pas publiés. Les caricaturistes se plaignent souvent du mauvais traitement réservé à leur travaux par les journaux. Je veille pour que ceux qui collaborent ne font pas ce genre de réclamation », a assuré Daryl Cagle. Jan Eliot, qui fait peu de caricatures politiques, a subi les foudres de Orange County Register, journal conservateur, pour avoir critiqué Dick Cheney, ancien vice-président des Etats-Unis. Cette publication a interdit définitivement les dessins de Jan Eliot. « L'avantage que nous avons aux Etats-Unis est qu'il y a plusieurs journaux », a déclaré la bédéiste pour souligner l'importance du pluralisme. Les BD de Jan Eliot sont quotidiennement publiés par 200 journaux américains d'audience différente. « Si je produis un dessin controversé, je ferai tout pour le montrer ! », a avoué Dary Cagle. Selon lui, on peut faire des caricatures de tout, en ce sens que c'est l'expression d'un point de vue. « Ils sont responsables de ce qu'ils dessinent et de ce qu'ils expriment. Personne ne leur imposera quoi que ce soit », a-t-il dit. Les douze caricatures danoises, qui avaient suscité en 2005 la colère dans le monde islamique en raison de la représentation du Prophète Mohamed, sont, d'après Daryl Cagle, l'œuvre d'illustrateurs sollicités par le journal Jyllands-Posten et pas des caricaturistes professionnels. « Je ne vois pas l'intérêt de faire un dessin qui touche à la sensibilité des gens. Susciter la colère des gens est une manière de perdre son audience. C'est une forme d'autocensure », a-t-il expliqué, rejetant les critiques « injustes » à l'encontre des caricaturistes politiques après cet épisode. Les caricaturistes sont-ils plus critiques envers Obama que Bush ? « Les caricaturistes sont majoritairement des libéraux. Ils auraient peut-être votés pour Obama. Une caricature qui n'est pas critique n'a pas lieu d'être. L'Administration Obama est stigmatisée autant que l'était celle de Bush. Mais Bush par sa stupidité et ses déclarations tordues nous donnait de la matière. C'est un personnage qui inspire. Obama est trop intelligent et parle bien. Il est moins amusant que Bush. Je dois dire que Bush me manque ! », a reconnu Daryl Cagle. En raison de la crise économique, les banques sont, d'après lui, plus présentes dans les dessins de presse qu'Obama. Moins politique, Jan Eliot est créatrice de la fameuse série de BD, Stone Soup, publiée dans des journaux au Canada, aux Etats-Unis, en Norvège, au Portugal, en Roumanie et ailleurs. « Mes BD traitent de la famille et de sujets sociaux. Je suis à Alger pour intervenir dans un débat sur la femme et la BD », a dit cette céramiste et plasticienne qui a pris passion pour la BD après son divorce. « Auparavant, il y avait des préjugés à l'égard des femmes bédeistes. Elles étaient obligées d'utiliser des noms d'hommes pour être publiées. Ces préjugés ont disparu, mais les femmes sont toujours peu nombreuses à faire de la BD. Pour certains journaux, avoir une femme bédéiste était déjà suffisant. Cela ressemble à la même attitude à l'égard des Afro-Américains », a regretté Jan Eliot, soulignant qu'un bédéiste américain peut subvenir à ses besoins sans être riche. Aux Etats-Unis, sur les 250 grandes BD, 12 seulement sont faites par les femmes. Jan Eliot travaille également avec Habitat For Humanity International, une ONG américaine qui aide des familles à revenus modestes à construire des maisons. Cette ONG active à l'étranger comme en Thaïlande où Jan Eliot se rendra bientôt. « Les personnages de mes bandes dessinées parlent de ce programme d'aide. C'est une manière de faire la promotion à l'action humanitaire », a-t-elle soutenu.

Par Fayçal Métaoui

Sites web de Jan Eliot et de Daryl Cagle : www.stonesoupcartoons.com www.caglecartoons.com
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 04:05

2e Festival international de la bande dessinée (FIBDA)

2e Festival international de la bande dessinée (FIBDA)
« Alger, baie des bulles »

Flot de couleurs et de bulles sur Alger depuis hier. Sur l'esplanade Riadh El Feth, sous des chapiteaux blancs et sur au rythme de la zorna, la 2e édition du Festival international de la bande dessinée d'Alger (FIBDA) s'est ouverte hier avec le vernissage de l'exposition « 40 ans de bouzidisme » en hommage à Slim, dessinateur de presse et bédéiste. Slim, 64 ans, collabore actuellement avec le quotidien Algérie News. Il est auteur d'une quizaine d'albums ; le dernier en date, Walou à l'horizon, remonte à 2003. Le journaliste Omar Zellig a, à l'occasion, préparé un livre-témoignage sur le père de Bouzid et Zina, Slim, le gatt et moi, paru aux éditions Dalimen. « C'est un objet éditorial non identifié. C'est entre le portait et la confession. C'est un témoignage de ma génération. J'explique pourquoi il nous a aidé à vivre, à être à l'aise dans notre algérianité. Il nous a appris à voir la politique d'une manière différente, à contourner la censure », a-t-il précisé. Saïd Zanoun, 75 ans, auteur de la célèbre BD Bourourou, et Saïd Mellouah, décédé récemment, sont également honorés par des expositions-hommages. « Nous avons voulu structurer le festival en un seul lieu pour que les gens s'y retrouvent. Il y a une participation plus importante de jeune,s dont ceux, qui ont participé au concours. Les invités étrangers viennent d'endroits différents, Yémen, Pologne, Palestine, Etats-Unis, Belgique, etc. », nous a indiqué Rachid Alik, responsable de la communication du FIBDA. Le colloque « La femme à l'assaut de la BD », prévu pour samedi 17 octobre, est, selon lui, l'un des moments forts du festival. Il verra la présence de dessinatrices venues du Congo, du Canada, de Belgique et sera animé par l'Américaine Jan Eliot. Francis Groux, le fondateur du Festival d'Angoulême, l'un des plus importants en Europe, reviendra sur ses 35 ans d'expérience dans la gestion de cette manifestation de BD. Sa conférence est prévue aujourd'hui à 10h. Des ateliers sont également programmés à l'école des beaux-arts et sur le lieu du festival sur les films d'animation, sur l'urbanisme en BD et sur le Laabstore (magazine algérien sur les mangas et les jeux vidéo). Lazhari Labter a, à la faveur du FIBDA, publié, dans sa propre maison d'édition, Panorama de la bande dessinée algérienne 1969-2009, sans doute le livre le plus complet sur le neuvième art algérien. “C'est l'histoire de la BD algérienne de l'origine à nos jours. En février 1969 est sorti à la SNED la première BD algérienne avec la revue M'Quidèch avec une équipe menée par Abderrahmane Madhoui”, a indiqué Lazhari Labter. La BD se porte-t-elle bien ? Question à Zahia Yahi, directrice de cabinet au ministère de la Culture. « Elle se porte de mieux en mieux. Ce festival vient à point nommé et c'est une des occasions pour l'aider à se développer davantage. C'est un brassage formidable, un travail en commun, une ouverture sur l'autre. C'est un endroit magnifique d'enrichissement », nous a-t-elle répondu. Elle était accompagnée par Dalila Nadjem, commissaire du 2e FIBDA. A noter enfin que les lauréats du concours de la meilleure affiche, lancé l'année passée, sont dans l'ordre, Youcef Benali, Abdesslam Benarrioua, Zoubir Fares, Nabil Lakball, Khaled Abdelaziz et Nassereddine Ghezali. Le FIBDA restera ouvert jusqu'au 18 octobre courant.


Par Fayçal Métaoui
El Watan du 15/10/2009
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# Posté le jeudi 15 octobre 2009 03:56

Encore un interdit à Alger...

Communiqué

Malgré les interdictions, nous continuerons d'exister...

C'est vers 17 h00, jeudi 8 octobre 2009, que la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l'Homme (LADDH) a reçu la notification écrite, des services de la DRAG de la Wilaya d'Alger, lui interdisant de tenir la rencontre nationale sur l'abolition de la peine de mort le samedi 10 octobre à l'Hôtel El Biar à Alger.
La LADDH dénonce avec la plus grande énergie cette interdiction non justifiée, et qui ne peut trouver sa justification que dans la gestion arbitraire des affaires de l'Algérie.Par cette interdiction, les autorités expriment le refus paranoïaque à toute initiative de la société civile qui vise à installer un débat national incluant les représentants de l'Etat sur des sujets qui concernent toute la société, notamment la question de la peine de mort.Résolue à poursuivre sa lutte pour faire avancer les choses, la LADDH maintient cette rencontre qui rentre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale l'abolition de la peine de mort du 10 octobre. Elle se tiendra le samedi 10 octobre 2009, à partir de 9h30 au niveau de son siège sis au 5 rue Frères Alleg, « ex Pierre Viala », 101 Didouche Mourad, Alger.



Alger le 8 octobre 2009

Le Président

Mostefa Bouchachi
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# Posté le samedi 10 octobre 2009 05:51