TV5 MONDE PARTENAIRE DU PANAF 2009

TV5 MONDE PARTENAIRE DU PANAF 2009

“Rendre l'Algérie visible à l'antenne”

Marie-Christine Saragosse, directrice générale de TV5 Monde, n'a pas pu retenir ses larmes, hier à l'hôtel El Aurassi à Alger, lors d'une rencontre avec les journalistes. Native de Skikda, elle s'est rappelée des souvenirs lointains de son enfance algérienne. Elle est émue par Alger, “la ville blanche” comme elle l'appelle, et qu'elle considère comme “la plus ville du monde”. Assise face à la baie bleue azure de la capitale, elle a parlé du projet de partenariat entre cette chaîne généraliste francophone et les organisateurs du deuxième festival culturel panafricain (Panaf 2009) qui s'ouvre aujourd'hui. Partenariat établi à la demande de l'Algérie. “Nous avons été séduit par le projet qui nous a été proposé. Il s'agit d'un renouveau de la culture africaine dans tous les domaines. Pour nous aussi, il s'agit d'un renouveau de notre lien avec l'Algérie qui doit s'insrcire dans le long terme. Nous voulons rendre visible l'Algérie à l'antenne”, a précisé la responsable de TV5 Monde. Depuis 2003, avec la fameuse émission “24 heures à Alger” de Frédéric Mitterand, la chaîne n'a pas un grand projet en Algérie, mise à part la participation aux Rencontres du film documentaire de Béjaïa. “TV5 Monde est la chaîne de plusieurs pays. Elle multinationale et elle fonctionne avec des partenariats. A Alger, nous allons travailler avec l'ENTV”, a indiqué Marie-Christine Saragosse. A la faveur du partenariat pour le Panaf 2009, deux émissions ont été “délocalisées” à Alger. Il s'agit de “L'invité” de Patrick Simonin et de “Et si vous me disiez toute la vérité” de Denise Epoté. Patrick Simonin, qui vient pour la première fois en Algérie, recevra à son plateau, installé sur la terrasse du Palais de la culture, le compositeur Safy Boutella, le chanteur sénégalais Youssou N'Dour, le musicien guinéen Mory Kanté, le chanteur algérien Kateb Amazigh et un directeur de journal. “L'invité”sera diffusé chaque jour jusqu'au 10 juillet à 17 h20 (heure d'Alger). Denise Epoté a accueilli Khalida Toumi, ministre de la Culture, à son émission, diffusable à partir d'aujourd'hui sur les réseaux de TV Monde. Canal Algérie diffusera également cette émission de 26 minutes. Estelle Martin assurera, chaque jour à 17 heures, un reportage à partir d'Alger sur les activités du Panaf. Reportage repris par les neuf éditions de la chaîne. Elle fera également des duplex (direct) à partir de plusieurs endroits d'Alger. Le Panaf marque le début d'une “Saison méditerranée” sur TV5 Monde, partenaire de la Saison de la Turquie en France (jusqu'à mars 2010) et des Sixième jeux de la Francophonie de Beyrouth(septembre 2009). A partir de la rentrée, la chaîne va lancer TV5 Monde Maghreb-Orient (signal capté sur Nile Sat et Arabsat). “Ce n'est pas un acte anodin. C'est engagement. Nous voulons marquer sur nos antennes que le Maghreb est une région privilégiée de notre chaîne. Le sous-titrage en arabe va monter en puissance. La langue française est une signature, jamais une barrière. Il s'agit d'actes que nous prenons à l'occasion de la célébration de nos 25 ans et l'inauguration de nos nouveaux studios”, a indiqué Marie-Christine Saragosse. A la rentrée, le jeune cinéaste algérien Lyès Salem animera une émission. “Il a carte blanche dans l'émission “Lumières et Caméras”. Une émission qui va à la découverte des nouvelles cinématographies francophones du Sud en particulier. Le Maghreb est riche par ses créateurs. Nous voulons repérer les jeunes talents et leur donner leur chance”, a expliqué la responsable de TV5 Monde qui a révélé que la chaîne négocie l'achat des droits de “Mascarades”, la comédie à succès de Lyès Salem. Des projets de co-productions avec l'ENTV seront également discutés les prochains mois. “Nous voulons être partenaires de d'autres manifestations à l'avenir”, a-t-elle ajouté. Soulignant le caractère multiculturel de la chaîne, Marie-Christine Saragosse a évoqué la rudesse de la concurrence. “Nous pensons offrir une voix différente, une voix qui n'est pas hégémonique, qui n'est pas en repli et qui offre la diversité”, a-t-il noté. Selon elle, TV5 Monde revendique 3,2 millions de téléspectateurs en Algérie sur les 54 millions qui regardent la chaîne chaque semaine dans les cinq continents. Une chaîne reçue dans 190 millions de foyers. En Algérie, elle est capté par 70 % des foyers. “Dernièrement, nous avons gagné 3 points d'audience en Algérie, l'équivalent de 400.000 nouveaux téléspectateurs”, a appuyé la responsable de TV5 Monde. Le site (www.tv5.org) est visité, chaque année, par 4,2 millions d'internautes algériens. “Nous voulons être sur tous les supports. De ce que nous appelons le média global : écrans géants, mobile, internet, etc”, a-t-elle relevé. TV5 Monde va lancer en 2010 une Web TV africaine à laquelle la télévision algérienne sera associée.

Fayçal Métaoui
El Watan du 05/07/2009
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# Posté le lundi 13 juillet 2009 13:28

Le cinéma africain cherche de nouvelles perspectives

Le cinéma africain cherche de nouvelles perspectives
Le cinéma africain en quête d'un nouveau souffle
« Cessez de regarder vers le Nord »

Le problème est posé depuis des années : le cinéma africain manque d'argent. Le constat a été évoqué hier à l'hôtel El Aurassi (Alger), à la faveur de la tenue d'un colloque sur le thème « Quels modèles d'avenir pour le(s)cinéma(s) d'Afrique ? », organisé à l'occasion du 2e Festival culturel panafricain (Panaf').
« En Occident, les sources de financement sont taries », » a remarqué le producteur tunisien Nadjib Ayad. Le cinéaste sénégalais Mahama Johnson Traoré est allé dans le même sens, regrettant le fait que les Africains regardent toujours vers le Nord . « On doit regarder vers le Sud. Notre avenir est avec le Sud. Il faut essayer de compter sur nous-mêmes. Un film a besoin d'un montage financier. Il n'y pas d'anathème à l'encontre des fonds qui viennent aider. Ils sont les bienvenus. Mais, qu'on ne soit pas dépendants des autres », a enchaîné Ahmed Bedjaoui. En marge du colloque, il nous parle de l'initiative prise par l'Algérie de financer, en partie, une dizaine de longs et de courts métrages. « Nous voulons du concret pour que ce colloque ne soit pas réduit à une parole en l'air », a-t-il appuyé. Un jury, présidé par Ahmed Bedjaoui, composé du Gabonais Charles Mensah, du Tunisien Mahmoud Ben Mahmoud, du Sénégalais Maham Johnson Traoré et des Algériens Zehira Yahi et Noureddine Touazi, s'est penché sur une trentaine de projets envoyés par internet. Les candidats devaient prouver qu'ils avaient au moins 40% du budget du film. « On ne va tout de même pas mettre de l'argent dans un film qui ne va pas se faire », a précisé le président du jury. Après délibérations, quatre courts métrages ont été retenus : Bakassa du Camerounais Auguste Yanghu, La petite Maman du Sénégalais Thierno Ibrahima, Le Stade du Tunisien Alâa Eddine Slim et Elle s'amuse de la Gabonaise Nadine Otsobogo.
Une short list de sept longs métrages a été établie après pointage de voix. L'unanimité s'est dégagée pour trois projets : La Bague de mariage du Nigérien Rahmatou Keita, Sokho de la Sénégalaise Maria Ka, Segoufanga du Malien Mambaye Coulibay. Al Ziara ou Lune noire du Tunisien Nawfel Saheb Ettaba a obtenu cinq voix. Film d'animation, Segoufanga sera coproduit avec la Tunisie. Le jury, à la demande de la chaîne francophone TV5 Monde, partenaire du Panaf', a accordé deux bourses pour réécriture de scénario à la Sénégalaise Mariama Sylla pour Le Silence de l'aïeul et au Congolais Mweze Ngangura pour La Vie est ici. « Les deux projets portaient des carences. Mais, les sujets traités étaient pertinents au regard du devoir de mémoire et des préoccupations sociales du continent », a précisé Ahmed Bedjaoui. Les cinéastes algériens peuvent, selon lui, bénéficier du fonds du ministère de la Culture, le Fdatic. « Les cinéastes des dix films choisis par le jury vont travailler avec des producteurs algériens. C'est une coproduction algérienne. C'est une manière de favoriser le cinéma algérien », a-t-il estimé. L'Algérie n'a, selon lui, coproduit qu'une dizaine de films africains depuis l'indépendance. « Aujourd'hui, en un tour de main, nous avons dix coproductions. C'est une initiative modeste d'aide, ce n'est pas un fonds. On espère que d'autres pays africains vont nous rejoindre », a-t-il souligné. L'Afrique du Sud est, selon lui, prêt à le faire. Il a plaidé pour « un consensus africain » avec des pays comme le Nigeria, l'Egypte, l'Afrique du Sud, la Tunisie, le Gabon, le Burkina Faso.
« Chacun met ce qu'il peut et qu'on crée un fonds. L'idée est d'arrêter de tendre la mains au Nord », a-t-il appuyé. Mahama Johnson Traoré a appelé à un travail collectif par regroupements régionaux pour aider le septième art. Il faut, d'après lui, solliciter la diaspora africaine et mener des actions envers les télévisions privées. Le réalisateur de L'Enfer des innocents a regretté que le groupe français Canal Plus n'ait pas respecté ses engagements d'accorder 3% de son chiffre d'affaires au cinéma africain. Le metteur en scène algérien Boualem Aissaoui a appelé à la création d'une association regroupant les producteurs africains et dénoncé la décomposition du secteur de la distribution dans le continent. « L'existence d'une seule chaîne publique de télévision en Algérie avec des canaux satellitaires réduit énormément la marge de man½uvre des producteurs », a-t-il regretté. Boualem Aissaoui vient de réaliser un documentaire, Il était une première fois le Panaf, qui sera projeté demain à 19h à la salle Cosmos Alpha (enfin ouverte au public !) de Riadh El Feth. Pour Nadjib Ayad, il est vital de tirer profit de l'existence de 600 chaînes satellitaires arabes, dont un tiers est spécialisé dans les films et feuilletons. Il a plaidé pour l'allégement des « textes chauvins » qui entravent la coproduction entres les pays du Maghreb. Fanta Régina Nacro, qui a choisi de s'installer au Burkina Faso, son pays, après des études à Paris, a souhaité que le colloque d'Alger « soit le dernier » à discuter des difficultés du septième art africain.
Fanta Régina Nacro est présente au Panaf' 2009 avec son film La Nuit de la vérité, à la mémoire de l'oncle de la cinéaste. Soupçonné d'avoir fomenté un coup d'Etat, il a été « cuit » à petit feu jusqu'à la mort ! Le Guinéen Cheikh Fantamady Camara a estimé que le cinéaste africain est obligé de devenir producteur de ses propres films pour contourner les embûches financières. « Sinon, il n'a pas d'autre choix que de trouver un producteur européen. Et là, la machine devient lourde », a expliqué le réalisateur de Il va pleuvoir sur Conakry. La Tunisienne Moufida Tlatli est revenue sur le drame des cinéastes désabusés et qui n'arrivent pas à trouver les meilleurs moyens de ramener le public dans les salles. « La rentabilité est un problème, la visibilité en est une autre. Ce n'est pas un hasard que les salles ferment. Loin de toute nostalgie, il faut qu'on réfléchisse ensemble aux problème du septième art et s'adapter au nouveau paysage », a relevé la réalisatrice Des silences du Palais reprenant l'appel de victoire obamiste « Yes, we can ». A noter enfin que L'Algérie envisage d'organiser les Assises pour le cinéma africain en 2010. « Ces assises n'ont pas vocation de remplacer d'autres initiatives. C'est une démarche inclusive où tous ceux qui se sentent porteurs d'une partie de notre avenir collectif seront les bienvenus », souligne-t-on.


Par Fayçal Métaoui
El Watan du 12/07/2009
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# Posté le lundi 13 juillet 2009 13:24

Qui veut saboter la recherche scientifique en Algérie ?

Qui veut saboter la recherche scientifique en Algérie ?

RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Le Conseil national gelé depuis 17 ans !

Le Conseil national de la recherche scientifique et technique (CNRST) n'est toujours pas opérationnel. Crée en 1992, ce centre ne s'est jamais réuni. Il a fallu attendre 2008 pour qu'un décret portant organisation et fonctionnement du CNRST soit promulgué. Et encore ! Le CNRST, aux dires de la ministre déléguée à la Recherche scientifique Souad Bendjaballah, n'est pas encore fonctionnel. Elle a, dans une intervention à la radio, expliqué cela par le retard dans les procédures administratives. La direction générale de la recherche travaille actuellement, selon elle, pour préparer l'ordre du jour du centre. Le rôle du CNRST sera d'arbitrer entre les programmes de recherche et de définir les priorités dans ce domaine. Mais, la décision finale revient au Conseil des ministres. Le gouvernement tente de regrouper les chercheurs par groupes thématiques pour accompagner les politiques publiques en matière industrielle, agricole ou touristique. Les réseaux constitués travailleront avec les entreprises publiques ou privées. Il existe actuellement deux groupes qui activent en connexion avec Saidal (médicaments) et Ferphos (phosphate). Pour Souad Bendjaballah, la recherche en Algérie ne souffre de manque d'argent. “L'argent sera mis là où c'est nécessaire. Le problème se pose au niveau de l'organisation”, a-t-elle soutenu. Le fonds national de recherche est doté d'une enveloppe de 20 millions d'euros. Loi 98/11 sur la recherche a fixé une trentaine de programmes nationaux de recherche. Certains sont en cours d'exécution. En Algérie, il existe 700 laboratoires de recherche et 16.000 chercheurs. L'annuaire des chercheurs algériens établi à l'étranger du ministère des Affaires Etrangères est en cours de remise à jour. Le gouvernement envisage de solliciter certains d'entre eux pour le lancement de projets ou d'enquêtes.
F.M








# Posté le lundi 13 juillet 2009 13:16

Une journée avec les autres africains en résidence d'écriture en Algérie

Une journée avec les autres africains en résidence d’écriture en Algérie
De la liberté en général et de l'écriture en particulier

Tempête d'idées, mercredi matin, au Mas des planteurs, hôtel situé presque dans les champs, à côté de Zéralda, à l'ouest d'Alger, loin des bruits de la ville.
C'est l'endroit choisi pour la résidence d'écriture du deuxième Festival culturel panafricain (Panaf 2009). Gabril Oukoundji, Yahia Belaskri, Suzanne Tanella Boni, Anouar Benmalek, Alain Mabanckou, Eugène Ebode, Ibrahima Aya, Sami Tchak, Hamid Skif et Rachid Boudjedra sont ensemble depuis plusieurs heures. Ils seront rejoints par Louis-Philippe Dalembert et Kebir Ammi. Ils réfléchissent, chacun à sa manière, à un texte.
Pas forcément sur le thème suggéré, « Alger l'Africaine ». Aux journalistes invités au débat avec les écrivains, Karim Chikh des éditions APIC a précisé que les invités sont libres d'écrire ce qu'ils veulent. « Nous n'avons pas fixé de thème, mais nous souhaitons publier un recueil de nouvelles sur “Alger, l'Africaine''. Cela dit, on ne veut pas prendre en otages les écrivains », a-t-il relevé, soulignant que c'est la première fois qu'une résidence d'écriture est organisée en Algérie. Le romancier congolais Alain Mabanckou s'est élevé sur ce qu'il a appelé « la littérature de moutons » et a plaidé pour l'indépendance de l'écriture. « On doit s'éloigner de la démagogie », a-t-il dit, rejoint par l'Ivoirienne Tannela Boni qui a estimé qu'on ne commande pas un texte. « On ne peut savoir d'où peut venir l'élément déclencheur. Il suffit d'une humeur pour que tout change », a-t-elle noté. Le Togolais Sami Tchak a prévenu que la situation peut être pire, en ce sens que l'écrivain risque de ne rien trouver à mettre sur du papier.
Le Congolais Gabriel Okoundji, qui se présente comme « un apprenti poète » a, lui, relevé avec philosophie que rencontrer des journalistes algériens et discuter avec eux est déjà un texte en écriture. Il a réclamé la liberté d'inspiration et celle de regarder l'Algérie en ce qu'elle peut suggérer « en termes de paroles, de lumières et de maux ».L'auteur de Prières aux ancêtres se dit observateur des mots. La modestie de Gabriel Okoundji, l'un des plus grands poètes africains, a fait réagir Alain Mabanckou qui a lancé : « Avez-vous vu “un apprenti-poète”qui a écrit dix livres ?! » Psychologue de profession, Gabriel Okoundji a reçu en France le prestigieux prix Pey de Garros de la meilleure poésie. Vent fou me frappe et L'Âme blessée d'un éléphant noir sont parmi ses recueils les plus connus. « Je viens du silence », a dit, la voix apaisée, Tannela Boni, poète et romancière. « J'ai passé toute mon enfance dans le silence. Il m'arrive de passer une journée entière sans ouvrir la bouche », a-t-elle dit. Elle a publié six recueils de poèmes et quatre romans, le cinquième est en cours d'impression. Matins de couvre-feu, inspiré de la violence qui a lacéré la Côte d'Ivoire, a valu à Tannela Boni une interdiction d'entrée dans son pays.
En Suisse, le roman a reçu le prix Ahmadou Kourouma. Tannela Boni, professeur de philosophie, a toujours voulu raconter les histoires d'enfermement. « Pourquoi les gens ne se rencontrent-ils pas ? Et que se passe-t-il lorsque dans un pays si les gens ne peuvent plus respirer ? », s'est-elle interrogée. Le Camerounais Eugène Ebode, lui, réclame sa part du bruit. Bruit des plaques tectoniques. « La fracture ne s'est pas achevée », a-t-il soutenu. Il en est de même des « conquêtes », celle de la liberté et de la dignité. L'auteur de La Sublime Négrité de Pouchkine a évoqué le cas des pygmées, les petits hommes des forêts tropicales persécutés par les « grands » hommes. Pour lui, l'identité africaine est diverse. « La nature a horreur de l'uniformité », a-t-il appuyé. Essayiste, romancier et poète, Eugène Ebode est un excellent conteur et chroniqueur. En 2006, il a publié Grand-père Boni et les contes de la savane. Il écrit une chronique littéraire dans Le Courrier de Genève. Hamid Skif se dit habité par les questions de mémoire. Il a annoncé la publication prochaine d'une biographie de l'artiste peintre algérien Abdelkader Guermaz, mort dans l'oubli à Paris en 1996. « J'essaye de rendre justice à cet immense peintre algérien », a-t-il précisé. Un DVD sur l'½uvre de Guermaz, adepte de « la réalité poétique », sera donné aux écoles à leur demande.
Hamid Skif, qui vit en Allemagne, publiera bientôt chez APIC deux essais, Les Escaliers du ciel et Une si grande enfance. Interpellé par la série de kidnappings d'enfants en l'Algérie ces dernières années, Anour Benmalek publiera, fin août 2009, chez Fayard à Paris, Le Rapt, un thriller. Il y dénonce « la violence souterraine » qui habite l'Algérie. Dans ce roman, l'auteur raconte l'histoire d'un adolescente de 14 ans enlevée par « un étrange ravisseur ». Aziz, son père, ne veut pas solliciter les autorités et se fait aider par Mathieu, le beau-père de sa femme, un Français « au lourd passé ». « C'est l'histoire d'êtres ordinaires mis dans des conditions extraordinaires », a-t-il expliqué. Après les critiques soulevées par son roman, Ô, Maria, qualifié d'hostile au culte musulman, Anouar Benmalek s'était juré de ne plus écrire sur l'Algérie et le monde arabe. Mais, il s'est rendu compte que ce n'était pas possible. Il est temps, selon lui, de tout dire sur la guerre de libération et sur ses pages noires. « Nous n'avons pas eu le courage d'assumer ces mensonges en tant que nation », a-t-il soutenu. « Nous n'avons pas le droit d'oublier les 200 000 morts des années 1990 et ce qui s'est passé », a-t-il appuyé.
Traduit en dix langues, Anouar Benmalek, qui est docteur d'Etat en statistiques, est l'auteur de plusieurs romans tels que L'Enfant du peuple ancien et Ce Jour viendra. Yahia Belaskri, sociologue et journaliste, a annoncé la publication prochaine chez APIC de son roman, Le Bus dans la ville, sorti en 2008 en France. Roman, plutôt bien accueilli par la critique. Yahia Belaskri y raconte, avec douleur, l'état lamentable dans lequel se trouve la ville d'Oran, abandonnée à l'anarchie urbaine et au manque de propreté. Situation que partagent plusieurs autres villes du pays. A Alger, au Boulevard Che Guevara, Alain Mabanckou a été interpellé par la démarche d'une vieille dame voilée. « Elle marchait puis s'est arrêtée. Elle s'est retournée et m'a regardé. Je me suis rendu compte qu'elle était noire. Et je me sentais comme son fils. Cela m'a donné des idées... », a confié l'auteur de Black Bazar. L'écrivain malien Ibrahima Aya a évoqué la création d'une maison d'édition portant le nom de Tombouctou, « la ville carrefour ». Une édition qui décerne chaque saison des prix aux meilleures ½uvres africaines. Tanella Boni, qui fut présidente de l'Association des écrivains de la Côte d'Ivoire, a dénoncé la mainmise des groupes d'édition occidentaux sur l'Afrique et l'éclatement des maisons d'édition africaines. « Cette situation fait que les livres ne traversent pas les frontières de nos pays », a-t-elle soutenu. Eugène Ebode a plaidé pour que les auteurs s'engagent à se faire éditer en Afrique.



Par Fayçal Métaoui
El Watan du 11/07/2009
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# Posté le lundi 13 juillet 2009 13:09

Modifié le lundi 13 juillet 2009 13:19

Le silence troublant de Bouteflika au MDN

Le silence troublant de Bouteflika au MDN
الجزائر: إلغاء بوتفليقة خطابا بوزارة الدفاع يؤشر على تأجيل القضايا الخلافية
كمال زايت




الجزائر ـ 'القدس العربي': أثار إلغاء الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة خطابا كان من المفروض أن يلقيه بمقر وزارة الدفاع الوطني أمس الأول تساؤلات كثيرة، علما بأن كل شيء كان جاهزا من أجل إلقاء خطاب كان بمثابة ورقة طريق لولايته الثالثة، غير أن تأجيله يوحي بأن القضايا الخلافية الكبرى لم يتم الحسم فيها بعد.
وكان الرئيس بوتفليقة قد أشرف السبت على حفل خاص بالترقيات في صفوف الجيش، بوصفه وزيرا للدفاع وقائدا أعلى للقوات المسلحة، وتمت بالمناسبة ترقية 17 عقيدا إلى رتبة جنرال (عميد) في حين قلّد 4 جنرالات رتبة ألوية، وكما كان متوقعا تم تقليد أول امرأة في تاريخ الجيش الجزائري رتبة جنرال، ويتعلق الأمر بفاطمة الزهراء عرجون رئيسة مصلحة بالمستشفى العسكري عين النعجة (ضواحي العاصمة).
وذكرت صحيفة 'الخبر' (خاصة) أن الرئيس بوتفليقة توجه باكرا إلى مقر وزارة الدفاع، مشيرة إلى أنه كان ضمن برنامجه إلقاء خطاب بالمناسبة، إلا أنه اكتفى بتقليد الرتب الجديدة، وكذا القيام بزيارة إلى مركز العمليات بقيادة الأركان، مع أن كل الترتيبات كانت قد اتخذت من أجل إلقائه خطابا كان الجميع يترقبه، بالنظر إلى الإجراءات التي كان من المفروض أن يتضمنها.
وقالت 'الخبر' ان 'إلغاء بوتفليقة لخطابه أثار الكثير من التساؤلات، وهو الذي تعود منذ تقلده مراسيم الحكم عام 1999 على إلقاء كلمة شاملة عادة ما حملت إعلانا عن قضايا مصيرية'، موضحة أنه كان متوقعا أن يفصح الرئيس بشكل أكثر وضوحا بشأن نوايا الذهاب بمشروع المصالحة الوطنية نحو عفو شامل، سيما في خضم عدم اتفاق من كبار السياسيين في البلاد حوله بشكل فسر أن المشروع لم يلق بعد إجماعا في هرم السلطة.
وبعد مرور فرصة الرابع من تموز/يوليو فإن القضايا المطروحة داخل مطبخ السلطة ستتم معالجتها خلال موسم الصيف، وسيتم ربما الإعلان عن النتائج مع دخول فصل الخريف القادم، وهو ما يؤشر على أن الصيف سيكون ساخنا جدا ليس فقط بسبب حرارة الجو، وإنما بسبب 'سخونة' القضايا الخلافية.
من جهة أخرى كانت لويزة حنون زعيمة حزب العمال (معارض تروتسكي) قد أكدت في مؤتمر صحافي عقدته السبت أنها التقت مع مسؤولين كبار أخبروها بأن هناك قرارات مهمة ومصيرية سيتم الإعلان عنها قريبا، معربة عن أملها في أن تكون هذه القرارات في مصلحة البلاد سياسيا واقتصاديا.
وذكرت مصادر مطلعة لـ'القدس العربي' أن الرئيس ألغى خطابه وفضل الجلوس إلى قيادة الأركان في جلسة مغلقة، وأنه يكون قد طالب بخريطة لانتشار وحدات الجيش في معركتها ضد الجماعات الإرهابية، مشيرة إلى أنه سأل عن مدى التنسيق بين مختلف أجهزة الأمن والجيش.
وأضافت أن الرئيس طالب بضرورة الحسم، وشدد على ضرورة الحصول على نتائج ملموسة، مؤكدة أن الرئيس طلب سماع رأي قادة المؤسسة العسكرية في الحلول التي يمكن اللجوء إليها مستقبلا من أجل معالجة الأزمة الأمنية التي لا تزال تهدد أمن الجزائريين.
وأشارت المصادر ذاتها إلى أن الرئيس بوتفليقة سيبني قراراته خلال الفترة القادمة بناء على ما سمعه من معطيات ومعلومات وآراء من قادة الجيش، وأن القرارات مؤجلة إلى الدخول ما بعد موسم الاجازات، أي أيلول/سبتمبر القادم.
ويرى فيصل مطاوي الصحافي بجريدة 'الوطن' (خاصة صادرة بالفرنسية) أن إلغاء هذا الخطاب مؤشر على تأجيل القرارات المهمة التي كان الرئيس سيتخذها بالنسبة للجيش، والتي تداولتها وسائل الإعلام بعد الانتخابات الرئاسية الأخيرة، خاصة فيما يتعلق بإعادة هيكلة أجهزة الأمن في وزارة للأمن الداخلي، بهدف تقليص صلاحيات الجيش في مجال الأمن.
وأوضح مطاوي أن بوتفليقة تعود منذ انتخابه لأول مرة في عام 1999 أن يلقي خطابا أمام قادة الجيش في وزارة الدفاع، أو في مكان آخر يحضر فيه هؤلاء القادة، مشددا على أن صمته دليل على تأزم الأوضاع، وأن الرئيس فضل الصمت حتى لا يقول كلاما يغضب، أو أنه يريد أن يلفت الانتباه الى أن الأمور ليست على ما يرام.
وذكر أن الموضوع الخلافي الثاني يتعلق بترقية المصالحة الوطنية إلى عفو شامل، موضحا أن الوزير الأول أحمد أويحيى المحسوب على النواة الصلبة داخل الجيش رفض قبل أيام فكرة العفو الشامل، وهذا ليس رأي الرئيس بوتفليقة الذي وعد بذلك خلال حملته الانتخابية الأخيرة، مؤكدا أن هناك مؤشرا على وجود خلاف سياسي حول موضوع استراتيجي.


http://www.alquds.co.uk
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 13:50